Digital Nerd Life : le commencement

J’ai grandi dans les années 90, vu Internet arriver et le monde changer avec lui. Entre-temps, je me suis adapté. Et vous ? Ce premier article pose le décor de Digital Nerd Life et de tout ce que vous allez y découvrir. L’aventure commence… Bienvenue !

J’ai grandi dans les années 90 et j’ai l’impression d’être passé de l’âge d’un gamin qui joue à la console, qui sort faire du vélo avec les copains et qui kiffe Dragon Ball Z à la vie de salarié man / « métro-boulot-dodo » en un clin d’œil.

Entre-temps, j’ai appris à m’adapter au monde et à la vitesse à laquelle il tourne : Internet, les smartphones, les réseaux sociaux, l’IA… Aujourd’hui, j’ai passé la trentaine. J’ai travaillé, j’ai changé de vie, j’ai repris des études, j’ai re-travaillé, et je souhaite partager avec vous ma petite expérience de vie.

Au commencement, il n’y avait rien…

Si comme moi vous êtes né dans les années 80/90, si vous êtes un nerd (ou geek, appelez ça comme vous voulez), si vous êtes fan de jeux vidéo, de mangas/animes, de pop-culture… Si des répliques cultes de vos films préférés vous viennent à l’esprit en un instant, si vous êtes la star du karaoké entre potes. Si… Bref, vous avez saisi l’idée.

Alors, je ne vous l’apprends pas – et dans le cas contraire, j’en suis navré : vous êtes un adulte.

Retournons un peu en arrière. C’est l’été, il est 15h, vous entendez les oiseaux, rien à faire à part s’ennuyer : jouer à la console, sortir voir les copains pour construire une cabane ou encore faire un truc complètement idiot et dangereux qui va vous faire rentrer chez vous avec les genoux écorchés et le jean déchiré parce que vous avez été inspirés par Vidéo Gag, Intervilles, Ça cartoon… Jackass ?

Ça vous parle ? À moi aussi.

Comment se fait-il que nous nous sentons si nostalgiques de cette époque ? Comment se fait-il que même des personnes qui n’ont pas connu cette époque s’y reconnaissent malgré tout ?

Après tout, on entend parler des dumbphones, ces téléphones minimalistes à l’image du Nokia 3310. Des personnes qui n’ont pas connu la Super Nintendo ont malgré tout découvert et adoré ses hits les plus connus… Dragon Ball Z est encore aujourd’hui une référence planétaire du manga et de l’animation japonaise.

J’ai ma petite théorie à ce sujet : les années 90, c’est l’insouciance.

Nos parents avaient bien le loisir de s’énerver après la télé au JT de 20h, de parler politique. Nous, nous attendions gentiment le film de 21h en espérant ne pas nous faire envoyer au lit à 21h05 (spoiler : se cacher derrière un coussin ne nous rendait pas invisibles).

Les années 90, c’est pouvoir sortir et se balader à vélo ou en BMX avec les copains dans tout le village, sans craindre qu’il nous arrive quoi que ce soit. Tout le patelin nous connaissait. Si on faisait quelque chose de travers, ça arrivait aux oreilles de nos parents aussi vite qu’une paire de claques.

On s’amusait, on riait, on créait. On se faisait des films dans nos têtes avec toutes les couleurs et les personnages qu’on voyait dans les dessins animés.

Nos jouets, peluches et figurines étaient autant de mondes que nous pouvions interconnecter pour créer des univers tout aussi vastes dans nos chambres d’enfant. Et gare à maman et son aspirateur ou son sac poubelle si on avait le malheur de ne pas ranger pour la troisième fois consécutive…

Et quand je pense à ce que je suis devenu, à ce que nous sommes devenus, à ce que les gosses que nous étions sont devenus, je ne peux m’empêcher de me remémorer cette réplique culte de Tyler Durden dans Fight Club :

« On est les enfants oubliés de l’histoire, mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. »

Mais nous avons malgré tout connu l’une des grandes révolutions du XXIe siècle.

L’arrivée d’Internet

J’ai eu la chance de voir Internet arriver chez moi en 2005 avec l’ADSL.

Avec lui : Windows XP puis Windows 7, MSN Messenger puis Windows Live Messenger, Windows Media Player puis VLC (adieu les problèmes de codecs !), eMule puis eDonkey, les DivX, les torrents (oups), les forums RPG et les Skyblogs, les contenus audio comme Le Donjon de Naheulbeuk et les histoires de François Pérusse, les émulateurs, les jeux Flash, Dofus 1.19…

Je n’ai plus de photo de mon setup en 2005, alors ChatGPT a recréé la scène. Et franchement, la vibe est là.

Les promesses d’Internet…

Oui, Internet à mon époque (j’ai vraiment dit ça ?) c’était une jungle.

Et dans la jungle, il y a des prédateurs : les arnaques et les virus étaient monnaie courante. Personnellement, je n’ai jamais eu de désagrément majeur avec mon usage d’Internet. Wikipédia était ma source préférée de documentation lorsque j’avais une dissertation à rendre ou un exposé à préparer.

Mais ce que je retiens principalement de l’Internet « d’avant », c’est que beaucoup de choses semblaient accessibles gratuitement.

Internet, c’est un moyen de communication. Ce n’est ni plus ni moins qu’un réseau de réseaux.
Ça relie le réseau local de votre maison – votre box, vos PC, vos objets connectés – à d’autres réseaux. Certains publics, comme les sites web et ce blog, d’autres privés, comme votre maison.

Partout. Tout le temps. Sans limites géographiques. Le World Wide Web.

Mais derrière tous ces réseaux, il y a des gens qui échangent des informations.
En une recherche, en un clic, et maintenant en un prompt envoyé à une IA, on obtient une réponse à notre question. On accède à l’information, au contenu, au divertissement.

Un type à l’autre bout de la planète peut avoir trouvé la solution à un problème et décider de la partager pour que d’autres en bénéficient.

Je travaille dans l’informatique : je peux vous garantir que je suis très heureux de tomber sur de vieux topics de forums datant de 2004 qui parlent d’un problème complètement niche et proposent exactement la méthode de résolution !

Et par capillarité, tout ce beau monde interagit, propage l’information, l’améliore, la corrige, ou l’actualise.

Au fond, Internet repose sur quelque chose de très simple : des échanges.

…puis la désillusion

Comme je le disais plus haut, j’ai connu un Internet open-bar. Mais aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’Internet est devenu une gigantesque place marchande.

Avant, sur Internet, la musique c’était gratuit – illégal certes, mais gratuit. De nos jours, tout le monde ou presque paye son abonnement Spotify.

Même chose pour le streaming : Megaupload c’est fini, place à Netflix. Et même s’il existe encore de nombreux sites d’hébergement vidéo, je ne crois pas que nous retournerions facilement sur un site de streaming depuis l’écran de notre PC portable pour voir un film avec une qualité qui laisse à désirer.

Google a bâti une grande partie de son modèle économique sur la publicité et la monétisation de nos usages numériques. Nous nous sommes habitués aux publicités sur YouTube alors qu’il y a quinze ans, dix secondes de pub suffisaient à nous hérisser le poil.

Internet est donc devenu un supermarché au sein duquel les usagers dispersent leur temps, leur énergie et leur argent, sans forcément acquérir grand-chose en retour. Il s’agit pourtant de l’outil le plus puissant de notre génération. Internet est le canal qui rend accessibles les connaissances du type le plus intelligent de la planète à presque n’importe qui disposant d’une connexion.
Seulement voilà : entre la création de contenu, l’IA et consorts, nous utilisons aussi énormément ces outils pour nous divertir.

Nous observons la dernière trend, nous cherchons la méthode la plus rapide pour atteindre un objectif qui est supposé prendre du temps – voire toute une vie.

Spoiler : les raccourcis, ça n’existe pas.

Tout est allé tellement vite.
Les métiers ont peiné à réaliser leur transformation, les promesses d’Internet étaient aussi grandes que les opportunités auxquelles il donnait accès. Nos parents ont eu du mal à s’adapter. Mais notre génération, nous qui avons connu les deux mondes, nous nous sommes adaptés. Peut-être même un peu trop bien.

À tel point que nous avons parfois l’impression que la vie n’est plus qu’un challenge perpétuel avec ses cases à cocher : le CDI, l’emprunt immobilier, la mise en ménage, la séparation parfois, la transformation de nos métiers et de nos méthodes de travail…

À force de nous adapter à tout, nous avons rarement pris le temps de nous demander si ce que nous faisions hier avait encore du sens aujourd’hui.

C’est peut-être d’ailleurs pour ça que la plupart des gens de mon âge sont adeptes de randonnées et de temps calmes avec la nature. La nature humaine est ainsi faite, j’imagine.

Au milieu de tout cela, des entreprises dominent et imposent leur vision centralisée, créant des dépendances qui deviennent problématiques pour les États comme pour les particuliers.

À mon échelle, j’ai envie de participer à ce mouvement : reprendre un peu de liberté sur Internet.

Bienvenue dans le monde réel

Internet n’est pas un monde parallèle isolé du monde réel.

C’est une extension de ce dernier : un moyen de communication (oui, je sais, je l’ai déjà dit). Des gens qui peuvent parler à d’autres gens. Il n’y a rien de plus réel, finalement.

Est-ce que tous les commentaires que l’on voit sur les réseaux sociaux peuvent être exprimés et lus à voix haute en public ?
Est-ce que vous feriez confiance au premier inconnu que vous croisez dans la rue et qui vous interpelle en vous scandant qu’il peut vous apprendre à devenir riche grâce à son enseignement ?

Absurde non ? C’est pourtant ce qu’il se passe sur le Net.

Je vous laisse dérouler l’espace commentaire de n’importe quel contenu un peu réac et imaginer la personne qui publie son commentaire crier exactement la même chose dans la rue. Ça sonne un peu « fou du bus », n’est-ce pas ?

Et pourtant, nous passons énormément de temps dans ce monde dit « virtuel ». Précisément parce que nous le pensons virtuel.

En revanche, lorsque nous prenons conscience de notre temps d’écran journalier et que nous y réfléchissons vraiment, nous réalisons parfois que nous venons d’échanger plusieurs heures de notre vie contre… Contre quoi, exactement ?

Internet et les réseaux sociaux sont de supers outils. Mais comme tout outil, ils peuvent être utilisés pour faire ou pour défaire. Et je pense qu’à l’heure où j’écris ces lignes, Internet absorbe beaucoup d’attention et dilue pas mal de consciences.

Il est temps de se reconnecter.

Reprendre le contrôle

Mais alors, que fait-on ? On se coupe définitivement d’Internet ? On supprime son compte Instagram ? On part vivre dans une cabane en forêt jusqu’à la réactivation ? Non.

Comment concilier la vie réelle et la vie sur Internet ? Comment regagner un peu d’indépendance, de souveraineté, à la fois dans la vie et en ligne ? Comment redevenir maître de notre temps, de nos actions et de nos passions ? Car après tout : le savoir, c’est le pouvoir.

Je veux aider les personnes qui se noient dans le flot d’informations, de promesses et de divertissements qu’on leur livre.
Pas en leur expliquant comment vivre, mais en partageant ce qui fonctionne chez moi, ce que j’ai appris et ce que je continue d’expérimenter.

Pas « juste » du numérique

Je ne suis pas un robot. Ma singularité s’est construite autour de passions qui m’ont animé, guidé et forgé jusqu’à définir en partie ce que je suis aujourd’hui. Probablement comme vous : un être humain complexe.

Chaque passion constitue une facette de mon identité et de ma réalité. Si je raisonne de manière purement intellectuelle, elles m’ont toutes délivré une leçon de vie :

  • La musique m’a appris la régularité et le travail : des sessions de une à trois heures de travail par jour, ça se mérite
  • Les jeux vidéo ont activé ma mémoire et ma persévérance : il faut bien apprendre certains niveaux par cœur pour ne pas se faire avoir pour la 267e fois…
  • Les films et les mangas ont suscité des émotions, transmis des valeurs et stimulé mon imagination
  • Les TCG m’ont appris la stratégie : savoir lire dans le jeu de l’autre et anticiper ses prochaines actions
  • La lecture et l’écriture m’ont offert l’ouverture d’esprit, le regard sur moi-même, la nuance et la prise de recul
  • La musculation m’a imposé un cadre, de la discipline et le goût de la progression
  • etc.

Je pourrais continuer encore longtemps. Rien n’est inutile : il suffit parfois de regarder un peu plus loin et d’avoir une « vision ». C’est cela que je veux partager.

Il ne s’agit pas d’un énième contenu de développement personnel, ni d’un contenu purement tech.
J’y vois une histoire, des portes ouvertes vers différents univers.

Trois univers, un même fil rouge

Lifestyle

Je fais graviter ma vie autour de quatre piliers essentiels :

  • Santé physique
  • Santé mentale
  • Santé sociale
  • Santé financière

Et j’applique des règles simples afin d’harmoniser ces quatre piliers.

Au fil du temps, ces règles sont devenues des systèmes de vie que je maintiens aujourd’hui et qui font que je n’ai plus à me poser 36 questions lorsque je dois prendre une décision. Tant qu’un truc n’est pas pété, je ne cherche pas à le changer. Et s’il foire à un moment donné, je corrige et je continue ma route.

Car oui, la vie à l’ère du numérique n’a rien à voir avec ce qu’elle était il y a cinquante ans. Tout s’accélère et nous pouvons facilement nous retrouver pris dans un tourbillon qui n’amène que du chaos.

Je souhaite donc partager ma manière de mettre de l’ordre tout en m’accordant du temps pour moi et le loisir de créer volontairement du chaos pour respirer.

Le but, ce n’est pas de devenir un control freak. Juste de mettre assez d’ordre dans sa vie pour pouvoir se permettre de foutre un peu le bordel quand on en a envie.

Tech & numérique

Parce que nous vivons désormais au sein d’un monde connecté, il est impératif de s’adapter au changement. Il n’est cependant pas possible de dompter ce que l’on ne comprend pas.

Je suis moi-même passionné de technologie et j’utilise des outils open source, parce que dépendre à 100 % d’un fournisseur – coucou Microsoft, Google et Apple – ça ne m’enchante pas.
Pas besoin d’être un crack en informatique. Je suis aussi un feignant : je n’aime pas ce qui est inutilement compliqué.

J’utilise donc des outils simples, pour sécuriser au maximum ma présence en ligne, mes données personnelles et rester maître de mes usages.

Culture geek

Je suis un grand enfant, je veux partager les passions et les valeurs qui vont avec. Une fois qu’on a mis de la clarté dans sa vie et répondu de manière simple à tout un tas de problèmes, on retrouve de la place pour le reste.

Et finalement, je pense que ce sont ces passions qui constituent notre singularité et qui nous rendent uniques.

Quelques reliques du passé…

TCG, retrogaming, mangas, jeux vidéo, musique, films… des trucs parfaitement inutiles, donc absolument essentiels.

Créer autrement

Mais alors, quelle forme tout cela va prendre ? À vrai dire, je ne sais pas.

Je me suis lancé dans ce projet sur un coup de tête. Je pense que j’en avais juste assez de voir toutes ces idées rester uniquement dans ma tête, que je sois le seul à en bénéficier.

Alors je me suis dit qu’un blog et la création de contenu pouvaient servir mon propos et aider un maximum de monde – celles et ceux qui le veulent, en tout cas.

Je veux faire la promotion de contenus et de créateurs que je suis et que je consomme personnellement. Je veux partager de la vraie valeur, pas créer uniquement de la rétention d’attention, ni chercher à réinventer la roue, ni répéter inlassablement ce qui a déjà été dit des dizaines ou des centaines de fois par d’autres créateurs.

Quand quelqu’un fait déjà mieux, autant le dire et l’envoyer vers lui. Je veux amener de la clarté.

Alimenter un algorithme ? Très peu pour moi.

Jouer le jeu de la création de contenu en boucle, suivre des trends ? Non plus.

J’aime être là où l’on ne m’attend pas. Je vis ma propre réalité.

Et maintenant ?

La suite se passe sur le blog.

J’écrirai sur différentes thématiques, j’y mettrai à disposition des ressources gratuites, je partagerai les services tiers qui peuvent avoir du sens. J’aimerais aussi créer du contenu vidéo avec un montage à ma sauce afin de donner vie à tout ça.

Bref, je vous partagerai tout ce que je mets en place personnellement pour résoudre telle ou telle problématique à laquelle j’ai été confronté.

Et si ce partage de temps, de connaissances, d’expériences et de ressources peut vous aider, alors c’est un win : mission accomplie.

Au fait, moi c’est Quentin. Heureux d’te connaître.

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